Journée

Une journée pour apprendre à méditer


Vous voulez découvrir la pratique de la méditation dans un environnement laïc. Cette journée est faite pour vous. De manière simple, pédagogique et structurée, vous apprendrez les bases de la pratique de la méditation.


- À Genève, le dimanche 22 février 2015 : renseignements et inscriptions sur cette page

 - À Paris, le dimanche 1er mars 2015 : renseignements et inscriptions sur cette page

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une fois par mois des enseignements de Fabrice Midal, des informations sur la méditation et ses enseignements

Soirées hebdomadaires à Genève

Méditer à Genève

Séances de méditation tous les lundis soirs à Genève

Le groupe de méditation genevois organise des séances de méditation ouvertes à tous de 19h00 à 20h30 tous les lundis ...

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Parution

Sortie en librairie
en octobre 2014

Voici un guide idéal pour intégrer la méditation dans son quotidien.
A partir des séminaires que donne Fabrice Midal depuis dix ans, ont été rassemblé des enseignements que l’on peut tout aussi bien lire comme des instructions que comme des paroles de sagesse qui éclairent tous les aspects dont la méditation peut éclairer notre existence.

DVD inclus offert
- durée 1h10 
Ce film, présente de manière pédagogique deux instructions de méditation guidées sur La présence attentive (parfois nommé Pleine Conscience), et sur La bienveillance aimante.

Présentation vidéo du livre :


Parutions

 

Nous sommes heureux de vous annoncer la publication de deux ouvrages d'étudiants de l’École occidentale de méditation :

La méditation c'est malin, les bases pour méditer au quotidien et mieux vivre, Livre de Marie-Laurence Cattoire aux éditions Quotidien malin, mai 2014
La méditation c'est malin

 

Pour les enfants :
J'apprends à être zen - Méditations et relaxations guidées, à la maison
, à l'école, CD de Clarisse Gardet aux éditions Audiolib, août 2014.
Voir la vidéo de présentation du CD
J'apprends à être zen

Stage

Stage de découverte de la méditation

Quatre jours pour s'immerger dans la pratique de la méditation

Du 15 au 20 février 2015​, ou du 20 ou 25 février 2015​

Deux choix de dates sont proposés pour ce stage : du 15 au 20 février 2015 ou du 20 au 25 février 2015 « Méditer, ce n’est pas réussir à être sans distraction, sans pensée et sans émotion, mais travailler avec tout ce qui arrive, c’est-à-dire avec tout ce qui constitue l’ample (...)

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Devenir membre ami de l'Ecole occidentale de méditation

— c'est permettre à l'Ecole d’exister, et aider ainsi à la transmission de la pratique de la méditation, pouvoir créer de nouveaux séminaires, de nouvelles rencontres.

L'Ecole organise pour ses membres amis des cours en lignes,  des journées, des séminaires, ou encore des rencontres avec des auteurs.

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Soirées hebdomadaires à Paris

Méditer à Paris

Deux soirées par semaine

de 20h à 21h30

Pour tous ceux qui veulent apprendre à méditer dans un environnement laïc

Les mercredis soirs : Soirées d'introduction à la méditation

Ces soirées sont les portes ouvertes de notre association. Vous êtes débutant ? Vous n'avez jamais pratiqué ? Vous êtes bienvenus pour découvrir et apprendre à méditer dans un cadre laïc et découvrir ainsi la singularité de notre École.

Les jeudis soirs : Soirées d'approfondissement de la méditation, et de découverte de la bienveillance aimante (pour les membres)


Programme des mercredis et jeudis
suivre le lien ci-dessous :

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Je suis Charlie
et la méditation

De la nécessité de se poser

Nous sommes tous aujourd’hui submergés par la colère et le chagrin devant ce déferlement de violence et devant cette attaque contre ce qui constitue le socle même de notre existence : la liberté de penser, la liberté d’être, la liberté d’aimer.

Nous nous sentons tous, en ce sens, je crois, profondément menacés. Combien d’entre nous, n’ont pas pu dormir ni retenir leurs larmes ? Combien d’entre nous ont senti, de manière plus ou moins précise, qu’attaquer Charlie Hebdo, des policiers ou un supermarché casher c’était s’attaquer aussi à notre propre personne ?

Face à cette situation, nous entendons beaucoup de proclamations d’intention.
Elles sont certes nécessaires.
Il faut affirmer la liberté d’expression, le sens de la République, le rejet de toute haine de l’autre et ici de l’effroyable antisémitisme.
Mais cela ne suffit nullement.

Nous entendons aussi beaucoup d’experts proposer leur analyse.
Certes il faut chercher à penser ce qui s’est passé.
Mais le temps de la pensée, n’est pas le temps de l’urgence.
Nous voudrions que tout ait un sens. Nous voudrions comprendre. Mais d’abord il faut accepter que le sens vacille. Il faut accepter de ne pas vouloir aller trop vite. Et c’est le sens très fort de la marche de cette après midi.

Dans une telle situation, la méditation est absolument décisive et j’écris cette lettre aussi pour inviter chacun à prendre un moment pour le faire.
Au premier chef, la méditation nous permet de nous arrêter. De prendre le temps de simplement nous ouvrir à ce que nous, nous ressentons.
Parfois, nous avons écouté des informations en boucle, cherchant à calmer notre inquiétude, à discerner un sens. Il faut prendre le temps d’arrêter. De se poser. D’être en silence. Accepter d’être perdu. Accepter de ne pas savoir que dire. Accepter que nos émotions, comme toutes les émotions, ne sont pas tout à fait justes, ne suffisent pas à nous mettre à l’unisson de ce qui se passe.
Nous arrêtons alors de nourrir une sorte de panique qui vient geler et étouffer l’expérience réelle.

Ne pas fuir la douleur

Je n’ai cessé depuis des années de dénoncer l’idée malheureuse que la méditation serait une façon de se vider l’esprit, d’être « zen ». Est-ce cela que nous voudrions aujourd’hui ? Evidemment non.
Nous ne voulons pas être heureux, nous avons besoin d’apprendre à avoir un rapport juste à la douleur. Tel est précisément le sens réel de la méditation. Et par là, elle apaise profondément.
Parfois, je dois reconnaître qu’écoutant les informations, je suis gêné par le ton de certains journalistes qui, je trouve, manquent de sobriété, de tenue et de dignité.
Malgré la peur, malgré la douleur, nous devons rester dignes. Cela n’est possible qu’en étant honnêtement en rapport à ce que chacun de nous ressent.

Méditation sur l’amour bienveillant

Mercredi quand j’ai dû diriger la pratique de la méditation, j’ai été saisi, pendant un moment, d’un profond désarroi. Que faire dans une telle situation ? Il était évident qu’il fallait laisser tomber l’enseignement que j’avais prévu et, tous ensemble, s’engager dans la pratique de la présente attentive mais surtout dans celle de la bienveillance.

La pratique de la bienveillance se fait en deux grandes étapes.
Etant entré en relation à ce que vous vivez, il faut avoir une attitude de bienveillance. Votre douleur, prenez-là dans vos bras, comme si elle était un enfant qu’on vous aurait confié. Prenez votre douleur et posez-là dans le berceau de la tendresse la plus aimante.
Ne la jugez pas. Apaisez votre douleur avec l’éventail de la douceur.
Si nous ne ressentez rien de particulier, car tout est trop flou, trop confus pour que vous sachiez réellement ce que vous ressentez, éprouvez de la bienveillance pour cela.
Eprouvez de la bienveillance si vous êtes débordé, abasourdi, désarçonné, plein de haine ou de colère.
Accueillez avec bienveillance votre découragement, votre désespoir, votre inquiétude ou votre angoisse.

Dans un deuxième temps, après avoir pris soin de votre propre douleur, ouvrez votre cœur. Ouvrez notre cœur envers tout ceux qui en ce moment souffrent comme vous, vivent la même détresse que vous.
Prenez toute cette douleur dans vos bras. Apaisez-là.
Quand des événements aussi terribles surviennent, il est normal de sentir une forme d’impuissance, d’avoir l’impression de perdre quelque chose de notre vaillance, de notre courage. Pratiquer la méditation est une manière très réelle de nous mettre à l’unisson de la peine du monde, de témoigner notre solidarité envers ceux qui souffrent, de sentir que nous sommes tous unis dans une même douleur. Qu’en réalité, nous ne sommes pas démunis. Notre cœur qui souffre en témoigne. Il est ouvert.

Pratiquer la bienveillance en un moment de grand chaos est une manière très réelle et très belle de garder un rapport vivant à la dignité la plus pure de l’être humain. Car notre dignité, ne consiste pas à savoir que faire, à être parfait, mais simplement à avoir l’aspiration que tous les êtres soient libres de la souffrance, que chacun puisse trouver la paix profonde du cœur.

Fabrice Midal

©
Centre de méditation